La protection judiciaire, un des versants encore peu connu de l’ASRL

Témoignage de Stéphanie Dedours, Assistante comptable tutélaire au STP d'Annezin

« Le Service Tutélaire et de Protection de l’ASRL est encore méconnu, et pourtant, il a un rôle très important au sein de l’Association » explique Stéphanie, assistante comptable tutélaire au Service Tutélaire et de Protection (STP) d’Annezin. Créé en 1983 dans le Ternois, le STP fusionne avec l’ASRL en 2016. Aujourd’hui, 80 professionnels y travaillent.

L’intervention du STP s’oriente vers l’accompagnement de personnes placées, par le juge des tutelles, sous mandat de protection judiciaire. Le STP intervient sur l’ensemble du Pas-de-Calais pour tout public majeur, de 18 à … plus de 100 ans ! Ces publics peuvent être des personnes en situation de handicap à domicile, hébergées en foyer d’accueil ou travaillant en Établissement et Service d’Aide par le Travail (ESAT), des personnes en difficultés financière et administrative ou en surendettement, des personnes âgées en perte d’autonomie importante, etc.

Stéphanie travaille depuis 2005 au STP. Elle est arrivée en tant qu’assistante tutélaire sur l’antenne de Carvin pour traiter des aspects administratifs et de la comptabilité avec les Délégués Mandataires Judiciaires à la Protection des Majeurs. Le STP est réparti en antennes territoriales afin de mieux répondre aux besoins du terrain et d’être en lien avec les tribunaux. A l’origine, la première antenne fut créée à Saint-Pol-sur-Ternoise. Et les autres ont suivi sur Liévin, Carvin, Arras, Béthune.

L’antenne de Lens a remplacé celles de Liévin et de Carvin. L’antenne de Saint-Pol-sur-Ternoise a ensuite fermé pour l’ouverture d’un service à Montreuil-sur-Mer. Aujourd’hui, Stéphanie est intégrée au Pôle Gestion Électronique des Documents (GED), avec douze autres Assistantes tutélaires comptables. Ses missions sont variées et la charge de travail augmente beaucoup au fur et à mesure des années. Elle est en liens étroits avec les mandataires pour le suivi et l’actualisation des flux financiers des comptes des personnes accompagnées. Elle gère notamment l’ouverture et l’indexation des courriers, le suivi des remboursements des soins ainsi que la saisie des factures et la gestion annuelle des comptes pour pouvoir justifier auprès des tribunaux.

Pour Stéphanie, la fusion avec l’ASRL a été bénéfique. Elle a permis de faire connaître aux autres établissements les métiers de la protection judiciaire. Des mises à disposition de professionnels ont également pu se mettre en place sur le terrain. Le revers de la médaille est la prise de décisions qui est maintenant plus longue. Stéphanie souhaiterait en effet plus de fluidité dans le traitement des décisions.

« Les métiers vont évoluer fortement », explique-t-elle. La Gestion Électronique des Documents mise en place en janvier 2014 au sein du STP en est un bon exemple ainsi que la bureautique gérée, qui sera bientôt installée. L’intelligence artificielle prend de plus en plus de place au coeur du métier.

Et ce, pour un gain de temps dans le traitement de chaque dossier. La réforme de la fusion des tribunaux d’instance et de grande instance va également engendrer de profonds changements, et entraîner une évolution des fonctions du Délégué Mandataire Judiciaire à la Protection des Majeurs Protégés, qui est déjà actuellement « multi-casquettes ».

Dans 60 ans, selon Stéphanie, l’ASRL, par sa couverture large du secteur social et médico-social, aura un rôle important à jouer dans l’accompagnent des personnes en situation de handicap, en difficultés et/ou vieillissantes.

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